Instituts Universitaires de Formation des Maîtres

Les I.U.F.M. ont regroupé en 1991 les Écoles Normales primaires, les Écoles Normales Nationales d'Apprentissage et les formations de professeurs dispensées dans les universités, en les plaçant dans un cadre universitaire.

Cette réforme était rendue nécessaire dans l'enseignement professionnel par l'élévation du niveau des stagiaires recrutés car on était passé de bac+2 à la maîtrise pour les P.E.G. et du recrutement de professionnels à celui d'étudiants titulaires au minimum du B.T.S. en ce qui concerne les P.E.T.

Mais on jeta le bébé avec l'eau du bain. L'université, qui commençait seulement à recevoir le choc de l'enseignement de masse, considérait la pédagogie comme un art superflu : pour enseigner, disaient ses maîtres, il suffit de bien dominer son sujet. Notre savoir-faire fut procm
laé inutile, et les professeurs d'E.N.N.A., qui ne rendaient compte de leur enseignement qu'aux Inspecteurs généraux et contribuaient à la définition des programmes des lycées professionnels furent « promus » PRAG (professeurs agrégés de l'enseignement supérieur, qui sont la cinquième roue du carrosse) et remplacés à leur départ en retraite par des P.E.G. et P.E.T. déchargés de quelques heures de service pour faire bénéficier les stagiaires de leur expérience.

Ayant tourné deux ans dans ce manège (chaque stage avait désormais un contenu obligatoire et étriqué : traitement de texte, tableur et base de données !) je n'avais plus aucune raison, quand sonna l'âge de la retraite, de jouer les prolongations.